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Le Qatar s'attaque au marché de l'art

tulips1.jpegLe Qatar est actuellement en recherche très active d’oeuvres d'art moderne et contemporain sur le marché ou de gré à gré pour enrichir les collections de ses différents musées. Le célèbre émirat est même prêt à payer le prix fort pour obtenir les plus belles oeuvres, d’après une étude de la société Artprice dont l'AFP a obtenu en exclusivité la synthèse.


La société française Artprice, qui ausculte le marché de l'art, "a constaté depuis 18 mois un nombre impressionnant de requêtes sur ses bases de données, en provenance du Qatar", a déclaré Thierry Ehrmann, président-fondateur d'Artprice.


 "Le Qatar, qui compte seulement 1,8 million d'habitants et n'a même pas la taille d'une région allemande, produit au total un nombre de requêtes à peu près équivalent à l'Allemagne", pays de 81 millions d'habitants, pointe M. Ehrmann.


En termes de ratio, cela donne pour le Qatar un nombre de requêtes par habitant sur le site Artprice.com "presque 45 fois supérieur à celui de l'Allemagne", ajoute M. Ehrmann. Cette étude sera publiéé dans son intégralité début novembre en français et en arabe.


 Le Qatar a mis en ordre de bataille une "phénoménale machine de guerre", dans le but de devenir "l'un des nouveaux market makers" (faiseurs du marché), considère M. Ehrmann, qui confie avoir lui-même été surpris par la rapidité et l'ampleur de cette ascension.


"Le Qatar ne prend pas de risque, sélectionne le meilleur et met le prix pour avoir le top", dit-il. "Il entend faire de Doha une capitale mondiale de l'art", ajoute-t-il. La société Artprice, leader mondial des données sur le marché de l'art, est cotée en bourse à Paris. Elle appartient au groupe familial Serveur.

Pour rappel, voici Quelques-une des emplettes les plus spectaculaires du Qatar -Les « Joueurs de cartes » de Paul Cézanne, propriété des héritiers de l'armateur grec George Embiricos, pour 190 millions d'euros, début 2012. -Une partie de la collection de Claude Berri pour 45 millions d'euros en février 2011 (les héritiers du cinéaste français avaient annulé leur dation au Centre Pompidou pour vendre ses oeuvres au Qatar). -Onze Rothko appartenant au financier Jacob Ezra Merkin, pour 270 millions d'euros, en 2009. -« Lullaby Spring », de Damien Hirst, pour près de 13 millions d'euros, en 2007.

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